Automn, sweet automn

Automn, sweet automn
Pour rester en bonne santé, on nous dit qu'il faut manger 5 légumes et 5 fruits par jour.
Je suis allée voir mon banquier, il est au top du top.

Il m'a dit :

- Vos comptes, c'est la fin des haricots.

L'oseille n'a plus la cote. Vos placements ont fait chou blanc.

Dans quelques jours, vous n'aurez plus un radis. Il ne vous reste plus qu'à prendre un avocat.

Je lui ai répondu :

- Si je comprends bien, je n'ai plus de poire pour la soif, plus de cerise sur le gâteau.

Mes économies sont mi-figue, mi-raisin, en plus je ne peux pas ramener ma fraise.

Toutes ces années de labeur, pour des prunes.




"Un homme tend un billet de 20$. Il dit : « Qui aimerait avoir ce billet ? » Les mains se lèvent. Il chifonne ce billet et demande : « Vous le voulez toujours ? » Les mains se lèvent encore. Il jette le billet froissé par terre, saute dessus à pieds joints et dit : « Vous le voulez toujours ? » Et encore, les gens lèvent leurs mains. Il dit : « Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon ! Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours, car sa valeur n'a pas changé. Il vaut toujours 20$. Plusieurs fois dans votre vie, vous vous serez froissés, rejetés par les gens et les événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien, mais votre valeur n'aura pas changé aux yeux des personnes qui vous aiment vraiment."
# Posté le samedi 22 novembre 2008 09:43

Every night, we fall into bed... but it's all in my head...

Quelle tête de golio c'ui-là %) !

J'écris de moins en moins, les visites diminuent (conséquence logique remarque!), bientôt je recevrai le message de Skyrock m'informant de l'inactivité de mon compte... "Voulez-vous supprimer ce blog?"... ah lala mais je n'ai pas la motiv' pour rédiger des articles, déjà quand je trouve la motiv' pour bosser ankiii faut pas la perdre! Le temps que t'ouvres ton cahier pof pof pourquoi j'l'ai ouvert déjà? hop hop hop j'ai encore du temps devant moi...
Ou plutôt j'ai pas l'inspiration! là j'improvise totalement devant vos zyeux zet zoreilles zébahies... pour pas dire grand-chose en somme... juste que j'ai froid... dans tous les sens du terme mâââme... oui je donne deux sens au mot "froid", le premier vous le connaissez, le deuxième, hum, enfin j'me comprends (<- la fille qui sait pas du tout de quoi elle parle xD).
J'écoute Katie Melua (pix), c'est de la bombe à, ààà je sais pas exactement, mais chuis complètement accro. J'ai des frissons et chais plus si c'est sa voix suave ou ce putain de froid.
Encore s'il m'arrivait un truc passionnant qui me permette de vous le narrer à ma façon, mais j'ai un passage à vide en ce moment... Bien sûr je ris (j'fais gaffe à ma santé), je stresse pour les interros, je m'abrutis d'ordi xD, je dors, je trempe mon pain dans le lait le matin (...........), mais, chais pas, y manque qqch à toute cette petite routine. Y manque justement LE truc pour briser la routine. L'élément bouleversateur de la vie de la mort qui tue. Et pourtant, cette fois, peut-être! je dis bien, peut-être! un remou? une étincelle? un coup de coeur? un espoir furtif? une chance?
Voilà depuis perpette que ça ne m'était pas arrivée... mais est-ce que c'est seulement arrivé? ça me paraît si loin, si distant, si éphémère... chaque jour m'en dira un peu plus!


Une chose est sûre : si c'est vrai, si c'est bien ça, désormais, la vie est plus belle.
Every night, we fall into bed... but it's all in my head...
# Posté le mardi 18 novembre 2008 13:49

...Did you saiY Halloween? (bon ça va là? xDD)

...Did you saiY Halloween? (bon ça va là? xDD)
Je suis toute seule chez moi.
La télé ne marche pas (l'écran se brouille).
La lumière clignotait tout à l'heure j'en suis sûre.
Y a que la musique qui m'empêche de flipper.

Deux groupes de gamins différents sont venus sonner à ma porte.

Le premier (j'étais avec ma soeur) :
- ...
- ...
- ... (qu'est-ce qu'ils sont loquaces ces jeunes!)
- Désolées, on a rien... Au revoir...


Le second (j'étais toute seule) :
- DES BONBONS OU UNE MALEDICTION ? (Bon en général on dit "Des bonbons ou un sort?" mais c'est l'anarchie...)
- Euuuh aah chuis désolée, chuis toute seule (à mon avis ils s'en foutent) et j'ai rien du tout...
- ... (déjà partis) (Faut dire que j'avais la musique de Pirates des Caraïbes derrière à fond donc ils ont pas cherchés XD).

La prochaine fois je leur dis que je préfère des bonbons aha!
N'empêche, je sais pas ce qu'ils ont tous ce soir, des gosses qui viennent vous demander des bonbons, déguisés en monstres... Y se passe quoi au juste ? Oo


Une petite histoire flippante?

C'était à la colo de cet été. On était tous réunis, animateurs et jeunes, il faisait nuit et vu que l'ambiance était un peu spéciale (bivouac et feu), chacun s'est mis à sortir des histoires qui lui étaient arrivées, des faits étranges et bizarres. Sur mon article ça fera pas vraiment le même effet que racontée d'une voix feutrée, en nuit noire avec la lampe torche sur la figure, mais bon.

Voilà celle qu'un animateur, Benoît (on sait jamais s'il passe par là xD), nous a raconté et ça m'a fait tellement flipper que les larmes me sont montées aux yeux >_>. J'ignore si elle est vraie, a priori ça paraît invraisemblable, je ne suis pas supersitieuse ni rien, mais le type avait l'air très sérieux et n'a pas trahi de rires une seule fois.

Donc :


Une amie à Benoît, l'animateur dont il est question, était voisine avec une femme à qui il n'arrivait que des malheurs. Jambe cassée dans les escaliers, à peine rétablie qui lui arrive encore une chute, bref elle n'était pas vernie.

Cette femme avait, chez elle, une poupée de porcelaine, à moins que ce ne fût un pantin (excusez-moi j'avoue que je ne sais plus), posé sur une commode. Cette poupée (ou ce pantin...) avait évidemment toujours le même visage, comme toutes les poupées. Elle ne souriait pas.

Et puis, un jour, on a retrouvé la femme morte chez elle. Les causes de la mort, je les ai oubliées --; mais ça ne change rien au fait qu'elle était morte brusquement.

Benoît et son amie, pour je ne sais quelle raison, une fois le corps évacué, sont allés dans la maison de la défunte. Et là, sur la commode, Benoît l'a vue, s'en souvient parfaitement : la poupée souriait.



Brrr...

Libre à vous de croire cette histoire ou non, soyez gentil de ne pas me prendre pour une folle ; en général je n'y crois pas trop. Mais sur le moment, j'ai trouvé ça terrifiant, j'avoue.


Une autre ?

Même colo, même soirée, même bivouac, mais pas le même animateur, toutefois aussi sérieux dans ses propos :


Julien avait huit ans quand un soir, sa maman lui demanda tout naturellement d'aller chercher le courrier (lol, cherchez pas, ils préfèrent regarder s'ils ont du courrier le soir que le matin). Julien sortit donc, dehors la nuit était déjà tombée (c'était peut-être un jour d'hiver ) et courut dans le noir jusqu'au portail, derrière lequel se trouvait la boîte au lettres...

Quelque chose l'arrêta cependant : le visage blanc laiteux, flou, comme transparent, comme celui d'un esprit ou d'un fantôme, se profila devant lui, sur le portail noir. Ce fut très furtif, mais Julien eut le temps de distinguer les traits d'une personne âgée : il s'agissait en fait son arrière grand-père, décédé, qu'il n'avait jamais connu ni vu de sa vie.

"J'ai détalé vers la maison", avoue Julien en réprimant un frisson.

Il raconta à sa mère ce qu'il venait de voir. Celle-ci, sans trop se poser de question, prit un vieil album photo et se mit à tourner rapidement les pages, sous les yeux de son fils assis à côté d'elle. Elle s'arrêta enfin sur une photo en noir et blanc sur laquelle posait son propre grand-père, l'arrière-grand-père de Julien en l'occurence. C'était la copie conforme du visage ridé et fantomatique que Julien avait aperçu.




Comme pour l'autre, le type qui parlait, Julien, avait l'air sincère dans ses paroles et dans son expression ^^'.

Bonus?

Un soir, Cloé était toute seule à la maison. Elle était sur l'ordi, l'orage grondait terriblement dehors (ben pas à l'intérieur lol)...

Et puis, dans le silence oppressant, elle entendit des bruits étranges provenant vraisemblablement de la chambre de son frère (et du mien en l'occurence xD)...

Maaooow... Maow... (Ouais ça ressemblait à des miaulements de chats!)

Elle osa à peine bouger, soudain paralysée autant qu'on peut l'être. Elle se décida néanmoins à bouger et à jeter un oeil dans la pièce en question...


Elle jeta donc son oeil dans la pièce... Je plaisante...

Elle regarda donc dans la pièce, mais il n'y avait pas un chat (sans jeux de mots foireux). Douteuse, elle retourna donc dans le salon... Il pleuvait très fort et machinalement, elle s'approcha de la baie vitrée et essaya de distinguer l'extérieur plongé dans les ténèbres...

BRAOUM

Un éclair jaillit et illumina la fenêtre qu'elle regardait : elle se retrouva alors face à face avec un visage déformé, les yeux exhorbités, les dents découvertes : UN PSYCHOPATE !!!! Terrifiée, elle recula en hurlant!

Et comprit juste après qu'il s'agissait de son reflet dans la vitre! PTDRRR



:D Bonne soirée et joyeux Halloween les gens ! EDIT : à la réflexion, je vois pas comment un Halloween peut être joyeux!
# Posté le vendredi 31 octobre 2008 16:43
Modifié le samedi 01 novembre 2008 18:49

Le camp de Gurs, ou l'émergence de la mémoire.

Le camp de Gurs, ou l'émergence de la mémoire.
D'abord, je ne savais pas où c'était, qu'est-ce que c'était, ou plutôt quel lieu de honte ce fut exactement.

Même en choisissant le camp d'internement de Gurs, je ne mesurai pas tout à fait ce que j'avais choisi d'élucider.

(Je vais dédoubler mon article : celui-ci parlera essentiellement de ma visite ; un autre publié sur just-an-element sera consacré aux témoignages.)

Samedi 25 octobre, hier donc, nous avons décidé (ma mère et moi) de faire d'une pierre deux coups : aller à Oloron-Sainte-Marie chercher les chocolats Lindt pour le voyage au Portugal et visiter le camp. Nous avions rendez-vous à 14Havec M. Bonnecaze, bénévole membre de l'Amicale du camp de Gurs, que je devais interviewer en quelque sorte.
Il faisait très beau, très chaud en plein soleil, un peu frais à l'ombre, une belle journée d'automne avec des feuilles recouvrant les allées (comme sur la photo). Tout était silencieux, pas un souffle de vent comme de vie. On prend déjà conscience de la gravité des lieux immenses, de la gigantesque lande argileuse que fut autrefois celle du camp de Gurs.
Notre guide arrive, il est souriant, il semble ravi de nous voir nous intéresser à l'histoire du camp. Nous l'écoutons, je prends des notes. J'avais préparé quelques questions, mais je n'osais pas interrompre les explications que me fournissait mon guide et qui y répondaient sans le savoir.
Nous nous engageons sur la route centrale du camp, bordant un pré de joyeux poneys noirs dont les seuls hennissements troublaient le claquement de nos pas sur le béton, ou l'atmosphère pesante de l'endroit. Nous nous dirigeons vers les bois.
Le parcours est jalonné de 21 lutrins, ces stèles qui nous racontent progressivement les événements, en trois langues différentes (français, espagnol, allemand). Un texte assez court à chaque fois, accompagné d'une photo ou d'une illustration, d'autres fois d'un témoignage dont l'un m'a particulièrement touché tellement cela m'a paru dur.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'y a rien à voir. Tout simplement parce qu'il n'en restait plus rien dans les derniers jours. C'est un cheminement dans la forêt et des esquisses de "baraques" (les maisons rudimentaires où séjournaient les internés par groupe de 60) longent les allées. Une baraque a été reconstituée par un groupe de lycéens, c'est celle que l'on aperçoit sur la photo.
Il n'y a rien à voir, mais tout à sentir. Cet aspect oublié des choses, éteint, lointain, nostalgique, renforcé par les couleurs automnales, les feuilles jaunes, rouges, vertes échouées dans nos foulées. J'avais la tête pleine non pas de la meilleure façon d'exposer mon TPE, mais de ce calme paisible qui fait écho à des années de souffrance.
Le parcours fait une boucle, nous nous redirigeons vers l'entrée du camp ; passons devant l'infirmerie ; dépassons l'esquisse d'une baraque en hommage aux détenus ; prenons enfin la direction du cimetière.
La sensation de recueillement qui s'en dégage est inexprimable. Plus d'un millier de morts y repose, dont l'immense majorité est juive, mais aussi des Espagnols de l'armée républicaine et des volontaires des brigades internationales, qui ont payés de leur vie leur combat pour la liberté et la démocratie. Un monument est élevé à la mémoire des Juifs déportés dans des camps d'extermination, victimes de la barbarie nazie ; une autre est stèle est dressée plus loin et rend hommage aux républicains espagnols et aux brigadistes, morts au camp de Gurs. Je remarque des petits cailloux posés sur certaines stèles : c'est une coutume funéraire juive, on ne dépose pas de fleurs mais des cailloux pour honorer les défunts.
Comment ne pas se sentir concerné, touché, par tant de pierres tombales, qui sont autant d'hommes qu'une barbarie monstrueuse a emportés. J'étais réellement émue, j'avais presque honte de prendre des photos, mais je leur rends encore silencieusement hommage, et même à travers cet article.


Je tiens également à remercier M. Bonnecaze qui nous a chaleureusement invitées à le rencontrer et qui nous a convaincues d'adhérer à l'Amicale du camp de Gurs.

L'Amicale compte 600 membres répartis dans toute la France. Unis par une véritable fraternité, ses membres combattent sans cesse pour le respect de la dignité humaine, pour la démocratie et la liberté. Leur objectif est de rappeler l'histoire de Gurs aux générations suivantes, d'en sauvegarder la mémoire au fil du temps. Car enfin le camp de Gurs est trop méconnu aujourd'hui, même par les habitants de notre région.

On va se procurer le DVD "Mots de Gurs" =).

Bref, vous l'aurez deviné, une visite à faire pour soi et pour les autres.
(Là j'abrège parce que je commence à saturer).
# Posté le dimanche 26 octobre 2008 13:20

Omg I wanna go over there.

Omg I wanna go over there.

Et là tu te dis : bientôt les vacances, pauvres petits français que nous sommes.



pix : Nouvelle-Zélande, copyright Adèle ._.
# Posté le samedi 18 octobre 2008 08:55